L’homéopathie, ces « nouveaux » traitements

Ca y est ! Cette période de l’année est revenue. Il refait froid, les nez coulent et les gens toussent. La grippe, et ses petits cousins, est revenue !

Symptômes grippaux ! Prenez Oscillococcinum.

Qui ne connait pas cette phrase devenue presque aussi célèbre que le Mercurochrome, le pansement des héros. Tellement célèbre d’ailleurs que la publicité a été la même pendant des années !

Mais il n’y a pas qu’oscilloccinum comme il n’y a pas que la grippe. Vous êtes stressé, il y a un granulé pour ça. Un peu déprimé par l’hiver qui arrive. J’ai le granulé qu’il vous faut. Vous vous êtes cognez le pied ? Laissez tomber la pommade et prenez votre arnica en granulés. Perte de poids, allergies, nerfs, sommeils, trouble de l’attention, on vous répondra toujours qu’un traitement homéopathique existe.

Oui mais ce traitement fonctionne-t-il vraiment ? Là repose tout le débat. Il n’existe pas d’étude sérieuse sur l’efficacité de l’homéopathie. On entend par là des tests sur des échantillons de plusieurs centaines de personnes sur une durée suffisamment longue.

Bien sûr, l’homéopathie est une vieille méthode, établie en 1796 par un pharmacien allemand et repose sur des principes scientifiques tout à fait établis, compris et encore utilisés aujourd’hui.

Les changements d’opinions concernant la santé et le bien-être ainsi que nos inquiétudes sur notre santé, tout à fait justifié, le changement climatique dû à la pollution humaine a été un parfait tremplin pour cette méthode de traitement. En effet, l’homéopathie est considérée comme une médecine douce et facile à administrer. C’est toujours plus agréable de prendre un granulé en sucre qu’une cuillère de sirop pour la toux si on n’aime pas l’eucalyptus.

Les pharmacies se sont d’ailleurs alignées sur cette demande croissante de médecine alternative. Elles ont toujours fait des onguents et des pommades mais certaines ont parfois acheté tout l’équipement du « parfait homéopathe » pour pouvoir produire localement et de façon personnalisée les granulés. Même certains médecins se sont spécialisés dans le traitement homéopathique. Vous pouvez même trouver des conseils pour faire votre homéopathie vous-même sur internet. Mais cela est fortement déconseillé par les pharmaciens et médecins. Vous n’êtes pas pharmacien, encore moins chimiste, vous ne pouvez être garanti du résultat et de la concentration en principe actif. Si vous souhaitez vraiment que votre homéopathie vous soit adaptée, rendez-vous dans une pharmacie spécialisée. Vous aurez l’assurance d’un produit de qualité fait par des professionnels dans un milieu stérile et sécurisé.

Si on se limite aux petits problèmes comme les symptômes grippaux qui ne partiront qu’une fois le virus vaincu par notre système immunitaire, rappelez-vous que les antibiotiques ne sont pas faits pour les virus mais pour les bactéries. Ils agissent de différentes façons en apportant l’outil qui manque à nos globules blancs pour détruire les bactéries. Donc, les symptômes viraux, le manque de sommeil, le stress et l’angoisse sont de vrais problèmes mais ne sont pas toujours liés à de vrais maladies et peuvent être aidés par ces granulés faiblement concentré en principe actif doublés d’un effet placebo ne feront pas de mal à la personne qui le prendra.

Là où cela devient inquiétant, c’est quand les patients, et même les professionnels de santé, veulent les utilisés pour de vraies maladies, parfois graves, de façon unique et systématique. Et c’est là où le débat fait rage. Nous n’allons pas le répéter, la télévision et la radio s’en charge pour nous.

Pour résumer, d’un côté vous avez les défenseurs vous dirons qu’il est extrêmement malsain de se bourrer de produits chimiques qui vont parfois provoquer des effets secondaires, relativement rares, et que c’est comme envoyer un tank pour enfoncer une porte ouverte. Ils n’ont pas complètement tort, parfois, les nombreux traitements que peuvent recevoir certains patients vont se croiser, doubler et s’annihiler parce que les professionnels qui les prescrivent n’ont pas toutes les informations. Un autre argument est que trop de traitement provoque le développement de bactéries résistantes. C’est vrai, mais cela a toujours été vrai. Le principe de la sélection naturelle entre en jeu. Certaines bactéries vont muter au moment de leur création et vont parfois être plus faibles ou plus fortes. Cela se fait sans l’aide des antibiotiques mais si ces dernières mutent en face d’un antibiotique et y résistent, elles continueront à muter et se répandront dans la nature.

Les détracteurs vous répondrons qu’il n’y a aucune étude sérieuse sur ces granulés. Cela est vrai, nous n’avons pas, dans la littérature spécialisée, d’étude sérieuse (entendez avec un grand échantillon de patients sur une durée suffisante) qui prouve une efficacité quelconque de ces traitements. Ils vous dirons aussi le danger de remplacer complètement un traitement allopathique connu pour être efficace est extrêmement dangereux. Un exemple fameux est Steve Jobs qui a préféré essayer des médecines douces pour guérir son cancer du pancréas, cancer ayant un taux de survie à 5 ans de seulement 1 à 5 % sans opération, pour finalement se faire soigner de façon plus traditionnelle car les traitements alternatifs n’ont pas fonctionnés.

Comme tout débat, chacun a des arguments qui sont bons et mauvais. Même si la direction que semble prendre le Ministère de la santé va vers un futur déremboursement total des traitements homéopathiques, sa réputation ne cesse de croître mais pas forcément la compréhension des patients non.

Les pharmaciens prennent en charge cette formation et éducation des patients en leur expliquant la signification des noms et code. Ils sont parfaitement formés à ce type de traitement alternatif et se feront un plaisir de vous guider si jamais vous souhaitez vous lancer dans l’aventure homéopathique. Cependant, il faut garder en tête qu’un arrêt total des traitements allopathiques classiques est néfaste, et les pharmaciens se feront un devoir de vous le rappeler. Comme tout type de médecine ( medecin de garde aujourd’hui ), elle doit être pris en combinaison ou en association avec un traitement classique comme une aide pour supporter les effets secondaires par exemple, ou si vous souhaitez limiter la prise de certains médicaments en cas de symptômes viraux qui ne partirons que si vous prenez soin de vous.